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[SÉRIE] La donnée au service des Communes – Où construire demain ? Les réserves foncières en centralité

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En Wallonie, d’ici 2050, 75% des nouveaux logements devront être construits dans les centralités. Un objectif qui transforme en profondeur la manière dont les communes doivent penser leur développement futur.

Construire mieux, pas moins : la logique des centralités

Le Schéma de Développement du Territoire (SDT) wallon pose une orientation forte en matière d’aménagement du territoire : la majorité des nouvelles habitations devra se concentrer dans les zones déjà équipées en infrastructures et services, bien desservies par les transports en commun, plutôt que de se disperser en périphérie ou en milieu rural.

Cette logique répond à plusieurs enjeux. Il s’agit d’abord de freiner l’étalement urbain, un phénomène qui consomme progressivement des terres agricoles, fragmente les paysages et alourdit les besoins en infrastructures et en services publics. Il s’agit ensuite de renforcer les centres existants (villes, bourgs et noyaux villageois) en y consolidant l’habitat, les commerces, les équipements et les transports.

En concentrant les nouveaux logements dans ces centralités, la Wallonie entend favoriser une meilleure accessibilité, limiter la dépendance à la voiture et optimiser l’usage des équipements déjà en place.

ZAN : zéro artificialisation nette, un principe à intégrer dès maintenant

Cette orientation s’inscrit dans l’ambition plus large du Zéro Artificialisation Nette (ZAN) : à terme, la Wallonie veut réduire au maximum la transformation des sols naturels, agricoles ou forestiers en surfaces bâties ou imperméabilisées.

Le principe n’est pas de construire moins, mais de construire mieux : densifier intelligemment les zones déjà urbanisées, réhabiliter les friches, recycler le bâti vacant et réutiliser les espaces sous-occupés.

Un défi particulier pour les territoires ruraux

En pratique, l’obligation d’atteindre 75 % des nouveaux logements en centralité à partir de 2030 implique un changement important dans les politiques locales d’urbanisme. Cet objectif est plus difficile à atteindre dans les territoires ruraux, où l’habitat est davantage dispersé, les centralités plus modestes, et la disponibilité foncière majoritairement située en dehors des périmètres centraux.

C’est précisément là que les Schémas de Développement Communaux (SDC), en cours d’élaboration, jouent un rôle clé. Ils permettront de définir précisément les périmètres de centralités, en tenant compte à la fois des besoins en logements actuels et futurs, et de critères objectifs tels que la présence de services, la densité du bâti, l’accessibilité aux transports, le rôle structurant dans le territoire.

L’objectif est d’identifier les zones les plus aptes à accueillir de nouveaux logements et activités, tout en limitant l’étalement urbain.

LOGEMENT, MOBILITÉ, COMMERCES… des réponses aux enjeux de demain

Cet article sur les réserves foncières en centralité constitue le deuxième volet d’une série consacrée aux enjeux territoriaux de la province. Il fait suite à notre premier article sur les mutations démographiques. Dans les prochains mois, nous aborderons d’autres thématiques spécifiques :

  • Les déplacements au départ des pôles
  • Le commerce
  • Le tourisme

Le but étant d’offrir aux Communes des outils d’aide à la décision pour construire des politiques publiques cohérentes et durables.

Le BEP, en tant qu’Agence de développement territorial, accompagne les communes dans le traitement de ces données et l’élaboration de leurs stratégies de planification. Son expertise permet de transformer ces indicateurs en projets concrets pour renforcer la résilience et la qualité de vie en province de Namur.